Née dans le sillage de la Révolution progressiste populaire, la refondation de l’administration publique burkinabè s’impose aujourd’hui comme un chantier central de l’action de l’État. Il ne s’agit pas d’un simple toilettage bureaucratique, mais d’un projet politique assumé : ériger l’appareil administratif en véritable instrument de souveraineté et de transformation, à même de produire des résultats palpables et de rendre compte, en toute transparence, de l’usage des deniers publics.
Cette dynamique s’est encore illustrée le 14 septembre dernier à Ouagadougou, lorsque le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a présidé la session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance. Devant les cadres de la Nation, le Chef du Gouvernement a rappelé que la modernisation de l’Administration publique constitue un enjeu de souveraineté, de dignité et d’efficacité de l’action publique, précisant qu’elle ne saurait se réduire à de simples réformes techniques ou à la dématérialisation des procédures. « Notre ambition doit être claire : faire de l’Administration publique un véritable instrument de souveraineté et de transformation du Burkina Faso », a-t-il martelé.
Trois jours plus tard, le Conseil des ministres a traduit cette volonté en acte, en adoptant un décret portant création et organisation de l’Inspection générale des ressources humaines de l’Administration publique — un outil de contrôle destiné à assainir durablement la gestion du personnel de l’État.
Ces avancées institutionnelles s’appuient sur des résultats déjà tangibles. Le taux de performance de l’administration publique, estimé à 68,96 % en 2023, soit une hausse de 2,91 points par rapport à 2022, illustre la résilience des structures publiques dans l’accomplissement de leurs missions. Au ministère des Serviteurs du peuple, le bilan du contrat d’objectifs 2025 affiche un taux d’exécution global de 91,5 %, en progression par rapport à 2024, porté notamment par 174 concours professionnels organisés et 256 concours directs proclamés.
Sur le terrain, cette exigence de redevabilité se traduit concrètement dans le quotidien des Burkinabè, à travers un service public plus réactif et davantage tourné vers les usagers.
En somme, sous la conduite du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso ne se contente pas de réformer son administration : il en fait le socle d’un État refondé, souverain, et résolument tourné vers son peuple.
