Dans un secteur exposé aux aléas climatiques et aux contraintes de gestion de l’eau, les outils numériques offrent de nouvelles possibilités pour adapter les pratiques agricoles et mieux gérer les ressources. C’est dans cette perspective que le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a effectué une visite officielle dans la province chinoise du Shaanxi, le vendredi 9 octobre 2026.

À Yangling, le dirigeant togolais a visité un parc de démonstration consacré à l’agriculture intelligente, spécialisé dans la recherche et le développement de solutions technologiques agricoles. Il y a suivi les différentes étapes de la chaîne de production, de la sélection des semences à la transformation des produits, en passant par la maîtrise de l’irrigation et le pilotage numérique des cultures.

L’intelligence artificielle, la robotique et les outils numériques offrent de nouvelles possibilités pour améliorer la gestion des cultures, optimiser l’irrigation et suivre les rendements agricoles. Au Togo, ces technologies figurent parmi les pistes de modernisation du secteur.

Cette visite intervient alors que le Togo cherche à renforcer l’innovation dans son agriculture. En septembre 2025, un programme d’innovation agricole avait évalué 30 projets technologiques, dont des solutions destinées à améliorer les pratiques de production. L’irrigation automatisée, les capteurs et la commande à distance figurent parmi les applications susceptibles de répondre aux besoins des exploitations.

L’intérêt de l’expérience chinoise réside notamment dans la manière dont les outils numériques peuvent être intégrés aux opérations agricoles. Le suivi des cultures, la gestion de l’eau et l’automatisation de certaines tâches peuvent aider à mieux utiliser les ressources disponibles. Leur adoption dépend toutefois de leur coût, de leur adaptation aux exploitations locales et de la capacité des producteurs à les utiliser.

En marge de cette visite, Faure Gnassingbé a échangé avec le gouverneur du Shaanxi, Zhao Gang, sur les possibilités de coopération dans plusieurs secteurs. Un mémorandum d’entente a également été signé entre la province chinoise et la région togolaise de la Kara, portant notamment sur l’agriculture, l’énergie, l’environnement et la gestion des ressources naturelles.

Le document ouvre un cadre de coopération décentralisée, sans annoncer spécifiquement de projet numérique agricole. Il traduit néanmoins la volonté du Togo de s’inspirer des expériences étrangères pour moderniser son agriculture et renforcer sa résilience face aux défis climatiques et hydriques. Une démarche qui, si elle se concrétise, pourrait améliorer la productivité des exploitations et la sécurité alimentaire du pays.