Tunis a accueilli une rencontre de l’UNESCO consacrée à la coopération afro-arabe dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement, de la qualification et de la formation, ainsi que de la recherche scientifique. Du 24 au 27 juin 2024, l’ONG panafricaine ANA y a pris part à travers son Secrétaire Général. Cette rencontre a réuni des représentants d’institutions internationales, de gouvernements et de la société civile autour des enjeux de partenariat entre l’Afrique et le monde arabe.
Pour l’organisation, cette présence répondait à un objectif précis : mettre en lumière les relations culturelles qui unissent le monde arabe et plusieurs pays africains ayant la langue arabe en partage. Ce lien n’a rien d’accessoire. Il traverse l’histoire, les échanges, les savoirs et façonne l’identité de populations entières sur le continent.
La langue arabe est bien plus qu’un outil de communication. Elle constitue un patrimoine commun, porteur de littérature, de sciences et de pensée, qui rapproche des sociétés séparées par la géographie mais réunies par un même héritage. En valorisant cette proximité, l’ANA entend rappeler que le dialogue entre l’Afrique et le monde arabe repose sur des fondations anciennes et solides.
Les domaines retenus par la rencontre se prêtent particulièrement à cette dynamique. L’éducation et l’enseignement forment les générations futures. La formation et la qualification préparent les jeunes aux métiers de demain. La recherche scientifique, enfin, permet de relever ensemble les défis du développement. Dans chacun de ces champs, la mutualisation des expériences, les échanges entre enseignants et étudiants et les partenariats entre institutions peuvent produire des résultats concrets.
Pour une ONG qui a fait de la fraternité africaine son combat, la démarche est cohérente. Elle consiste à bâtir des ponts plutôt que des murs et à faire de la culture un levier de rapprochement entre les peuples. La société civile a, dans cette perspective, un rôle à jouer : porter la voix des communautés, nourrir la réflexion des institutions et contribuer à traduire les orientations en actions.
La rencontre de Tunis a ainsi offert un cadre pour rappeler que la coopération afro-arabe ne se limite pas aux relations diplomatiques ou économiques. Elle s’enracine dans la culture, dans le savoir et dans la volonté de construire un avenir commun. En y participant, l’ANA a voulu inscrire cette conviction dans le débat international, sous l’égide de l’UNESCO. L’enjeu, désormais, est de prolonger cet élan : transformer les échanges en projets et les rencontres en partenariats durables, au bénéfice des jeunesses africaine et arabe.
Saïd B.
